Thrillers Gujan-Mestras

Place du Pointon

Port de Larros

33470 GUJAN-MESTRAS

© 2015 Thrillers à Gujan-Mestras

DESSAINT Pascal


 

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QUESTIONS :

Un livre ? Last exit to Brooklyn, Hubert Selby Jr.

Un film ? Le Mouton enragé, Michel Deville

Un auteur ? Jim Thompson

Pourquoi écrivez-vous ? Pour le plaisir !



 

BIOGRAPHIE :

Je suis né en 1964 dans une famille ouvrière du Nord. J’ai vécu vingt ans à Coudekerque-Branche. Mon père disait que j’écrivais des mensonges, et il avait raison ! Ma mère a élevé six enfants. Quand j’étais gosse, elle disait que lire rendait moins bête. Je n’avais pas le droit de regarder la télévision le soir. Je lisais donc beaucoup. Je dois le plaisir des mots à mon frère Eusèbe, qui était un superbe poète, et puis à des auteurs comme Bukowski, Miller, Selby, Cendrars... J’écris un premier roman l’année de mon bac. J’y crois. Je monte à Paris et fais le tour des éditeurs. Il me faudra attendre dix ans pour publier. Entre-temps, je me suis installé à Toulouse, qui deviendra le cadre de plusieurs romans. J’arrête mes études en 1989. Après plusieurs années de vaches maigres où j’exerce des métiers tels que veilleur de nuit, gardien de musée ou animateur radio, je publie “Les paupières de Lou”. J’ai la chance alors de rencontrer Claude Mesplède, Michel Lebrun et François Guérif, qui sera mon éditeur pendant plus de vingt ans.


 

BIBLIOGRAPHIE :

Un homme doit mourir(2017)

La trace du héron(2017)

Le chemin s’arrêtera là(2015)


 


UN ROMAN : La dernière danse des libellules

"Que raconte le paysage?" Pascal Dessaint a ce pouvoir d'embarquement immédiat, pouvoir d’envoûtement, devrait-on ajouter aussitôt, tellement l'auteur maîtrise l'atmosphère des territoires où surgissent ses personnages, mêlant les splendeurs sauvages des dunes landaises au décor familier des cabanes ostréicoles.


 

 

La première voix que l'auteur nous donne à entendre appartient à un naturaliste, Boris, expert dans un cabinet chargé de préparer l'installation d'une zone de stockage de matières dangereuses. Le deuxième narrateur du roman est un exploitant des forêts domaniales du Nord. Il a quitté sa région à la demande d'un ami associé, propriétaire d'une villa "marine" dressée face à la mer sur une portion de dune arasée en dépit des règles de protection du littoral. 

 

 

 

Un troisième ami les rejoint, un escroc, amateur des pyramides de Ponzi. Autour de ces personnages, les passions humaines suffisent à tendre les ressorts de plusieurs intrigues criminelles, et le premier polar pourrait bien se jouer dans la cave de cette villa, tandis qu'un autre entraîne Boris dans la dérive d'un oncle marginal.

 

Mais le polar qui domine l'ensemble s'inscrit dans la réponse à cette question: "Que raconte le paysage?" Sans doute est-ce la scène de crime principale. Toutes les turpitudes singulières y laissent leurs empreintes à la recherche du profit maximum. Pascal Dessaint nous livre les indices du désastre: l'Europe a perdu 400 millions d'oiseaux en trente ans et un tiers des 70 000 espèces répertoriées sont en voie de disparition. Au bal des prédateurs, les libellules nous offrent une dernière danse.

 

Un homme doit mourir – Pascal Dessaint – Rivages – 240 pages – 19,50€ - ****

Lionel Germain – Sud-Ouest-dimanche - 8 octobre 2017